Après France 98, y aura t'il France 2006 ?

Publié le par Yves

Zinédine Zidane tourne l'ultime page de sa vie de joueur de football en tentant de décrocher sa deuxième étoile, dimanche face à l'Italie, dans une finale du Mondial-2006 qui est la synthèse parfaite des deux plus grands faits d'armes de la plus belle équipe de France de l'histoire.

Zidane, symbole d'une génération dorée née en 1996 et qui va s'éteindre avec lui dimanche, va en effet de nouveau goûter en un seul match, son dernier, à ses bonheurs bleus les plus fous et pouvoir se souvenir des belles choses: à Berlin, il y aura un peu des nuits magiques de Saint-Denis 1998 et de Rotterdam 2000.

Saint-Denis, parce qu'il s'agit - encore - d'une finale de Coupe du monde. Huit ans après le 12 juillet. Rotterdam, parce qu'il s'agit - encore - de l'Italie. Six ans après le 2 juillet.

Depuis le début de l'aventure de l'équipe de France en Allemagne, c'est d'ailleurs comme si le destin repassait les meilleurs plats aux Bleus et à Zizou leur capitaine de route: l'Espagne comme en 2000, le Brésil comme 1998, le Portugal comme en 2000, et enfin l'Italie, comme en 1998 et en 2000 ! Mais pour l'heure, aucun n'a eu le droit de prendre sa revanche.

Comme si l'histoire voulait que Zidane et ses frères, Lilian Thuram et Fabien Barthez, revivent, pour leurs derniers jours, les plus beaux moments de leur vie en Bleu avant de transmettre la flamme dimanche à qui voudra bien la reprendre, Franck Ribéry par exemple.

La France est donc au pied de la montagne, car l'Italie de Marcello Lippi en est une. Au pied de la montagne, aussi, comme l'étaient les Bleus par ce petit matin froid de mai à Tignes , lorsqu'il leur avait fallu gravir la Grande-Motte à 3656 m d'altitude, le toit d'un monde bien à eux. C'est peut-être dans ces moments, quand la souffrance et le plaisir se mêlent, qu'une équipe est née et a forgé son credo: "Vivre ensemble et mourir ensemble".

Car ce sont en fait un peu des soeurs jumelles qui vont s'affronter à Berlin. Deux équipes aux féroces qualités défensives, mais aussi deux équipes avec de belles "âmes": deux bandes soudées comme une famille dans l'adversité.

Raymond Domenech devrait reconduire l'équipe qui a joué dans la désormais fameuse trilogie Espagne-Brésil-Portugal.

Débarrassée de ses péchés d'orgueil du passé, redevenue humble et une, comme en 1998, l'équipe de France s'avance confiante pour sa troisième finale de grande compétition en huit ans. "Je ne suis pas là pour participer, Coubertin, ça fait longtemps que je l'ai rayé de mon vocabulaire", avance Domenech, qui a souligné samedi à Berlin: "Les joueurs sont toujours dans la forteresse qu'ils se sont construite et tant que le match ne sera pas terminé, ils y resteront".

Après les échecs majuscules de 2002 et de 2004, il est l'heure pour les Bleus de renaître au monde et pour Zidane, le héros du 12 juillet 1998, de se broder une deuxième étoile sur le coeur. Et ensuite, seulement, de partir.

 

Au jeu des pronostics, voici le mien : France 2 - Italie 1

Alors, en attendant 23 H 00 ce soir pour ouvrir le champagne... Allez les bleus !!!

(même s'ils seront en BLANC ce soir, petit clin d'oeil au but en or de Laurent BLANC peut-être, lire l'article de l'huma de l'époque http://www.humanite.presse.fr/journal/1998-06-29/1998-06-29-419198)

 

Faites nous réver nous en avons bien besoin !!!

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Publié dans Dans l'air du temps

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